Les vins du Jura sont cités par Pline le Jeune dès l’an 80 de notre ère,
puis décrits dans des documents historiques à Arbois dès le Xe siècle,
ou encore à Château-Chalon et Salins-les-Bains au XVIe siècle.
Si les prémices de la culture de la vigne dans le Jura nous échappent encore,
de nombreux témoignages historiques dignes de foi laissent croire à une origine très ancienne...
La Séquanie, qui n’était pas encore la Franche-Comté, et ses vins, sont évoqués
par Pline Le Jeune dans son livre d’histoire naturelle en ces termes :
" […] Ce raisin qui sans apprêt, fournit un vin à saveur de poix, raisin célèbre du Viennois (Autriche),
dont s’est enrichie la Séquanie […]". Allusion à peine voilée au célèbre cépage savagnin
que nous connaissons aujourd’hui? En 1732, un décret limite la liste des cépages autorisés
et marque les débuts d’une réglementation qualitative.
Ainsi, une bonne partie des vignes, plantées avec des cépages interdits, disparaît.
En 1774, une liste de 14 bons plants pour le vin est publiée.
Dès lors, cette sélection garantit la qualité et accroît la notoriété des vins jurassiens.
De la Révolution jusqu’à la fin du XIXe siècle, le vignoble se développe continuellement :
les propriétaires, nobles et ecclésiastiques, occupent la plupart des sites viticoles aujourd’hui
réputés et permettent leur développement.