|
Accueil / Mieux les connaître / Histoire
HistoireLe mariage heureux d'un vignoble unique
Les vins du Jura sont cités par Pline le Jeune dès l'an 80 de notre ère, puis décrits dans des documents historiques à Arbois dès le Xe siècle, ou encore à Château-Chalon et Salins-les-Bains au XVIe siècle. Si les prémices de la culture de la vigne dans le Jura nous échappent encore, de nombreux témoignages historiques dignes de foi laissent croire à une origine très ancienne... La Séquanie, qui n'était pas encore la Franche-Comté, et ses vins, sont évoqués par Pline Le Jeune dans son livre d'histoire naturelle en ces termes : De la Révolution jusqu'à la fin du XIXe siècle, le vignoble se développe continuellement : les propriétaires, nobles et ecclésiastiques, occupent la plupart des sites viticoles aujourd'hui réputés et permettent leur développement.
Un début de siècle de poudre et d'idéaux
Au début du XXe siècle, dans un monde viticole où le meilleur cotoie le pire, les moyens de lutte contre la fraude sont dérisoires. En 1902, Alexis Arpin, secrétaire de la société de viticulture d'Arbois, entre au syndicat national de défense de la viticulture. En 1906, il permet aux vignerons d'Arbois d'obtenir un certificat d'origine garantissant la provenance des vins et de protéger ainsi la marque "vin d'Arbois". Le 23 février de cette même année, alors qu'une loi met fin à la libre circulation des alcools et menace le droit de bouilleurs de crus, les vignerons d'Arbois déclenchent une grève de l'impôt. Après une prise d'otages des agents du fisc qui fait la Une de la presse nationale, l'administration recule.
Phylloxéra : le Jura aussi ...
Le phylloxéra n'atteint le Jura qu'en 1879 à Beaufort et à Arbois en 1886. Il se propage par vagues jusqu'en 1895, infectant une vigne puis une autre. En quelques années, le monde viticole français passe de l´euphorie à l´inquiétude puis à la désolation.
Les jurassiens, précurseurs de la qualité
En 1936 et 1937, le Jura obtient 4 Appellations d'Origine Contrôlées : Arbois, Château-Chalon, l'Etoile et Côtes du Jura. En 1970, la vigne ne représente plus que 8% de la Surface Agricole Utile alors que le Jura possède tous les atouts historiques, géographiques et géologiques pour développer son vignoble. Une relance s'opére alors avec des remembrements comme au Vernois, des replantations en cépages AOC, des contrôles accrus de la qualité, des prêts bancaires avantageux et la création d'une formation viti-vinicole qui facilite l'installation des jeunes. Henri Maire, qui reconstitue d'un seul tenant un vignoble de plus de 300 hectares sur l'AOC Arbois, illustre cette nouvelle ambition pour le vignoble jurassien...
© 2011-2012 Comité Interprofessionnel des Vins du Jura • Tous droits réservés
Réalisation : Jordel Médias
Plan du site | Mentions légales |